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Hôtel Costes 11

Velours et jean-slim…

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C’est avec une régularité quasi horlogère que sortent les compilations Hôtel Costes. Et ça fait déjà dix ans que ça dure. Mais heureusement les suites, dans le monde de la musique, contrairement au cinéma, sont plutôt de bonnes évolutions du premier volet. Preuve donc, avec cette onzième version d’Hôtel Costes, plus d’une heure de mix électro lougne aux tendances actuelles, pop et rock. Aux manettes, toujours Stéphane Pompougnac.

En dix ans, les noms de Stéphane Pompougnac et de l’Hôtel Costes sont devenus indissociables. Le djay français arrive en 1997 aux platines du palace parisien, lieu déjà mythique où le baroque s’encanaille avec l’avant-garde, où l’ambiance feutrée peut devenir en un instant électrique. Peu de temps après, vient l’idée de sortir une compilation des mixes de Stéphane dans les salons feutrés du Costes. C’est un succès. Chacun peut désormais agrémenter ses apéros entre amis d’une touche d’eléctro-house raffinée. Même le kir royal, l’anisette premier prix et les crackers hard-discount prenaient autre saveur. L’Hôtel Costes devenait alors l’occasion pour Stéphane Pompugnac, déjà connu du milieu de la nuit parisienne, de se faire un nom dans le monde entier. Dix ans plus tard, ce sont les compilations de Stéphane qui font que les salons du Costes ne désemplissent pas.

Bossa-nova, nu-jazz, trip-hop, ambient, house, sont les ingrédients que l’on retrouve systématiquement dans toute les compilations Hôtel Costes. Mais Pompougnac rime aussi avec Cyril Lignac et en bon cuisinier innovant, avide de nouvelles saveurs, le djay parisien sait agrémenter chaque volume de tendances actuelles. Après avoir saupoudré ses compil’ de hip-hop et de soul R’n’B, à une époque où tout le monde ne jurait que par Beyoncé et le Toxic de Britney Spears, Stéphane Pompougnac s’est, semble-t-il, laissé séduire par les sonorités pop-rock. L’entame d’Hôtel Costes 11 saura convaincre les fans d’Hooverphonic, de Tahiti 80, des Bird & The Bees et de Sophie Ellis-Bextor. Ensuite, viennent quelques inédits dont Variety Lab, avec Soda Pop Confusion, Shazz avec Mirage, Villa Black avec la reprise de Broken Wings et le traditionnel titre de Stéphane Pompougnac himself, car il ne fait pas que mixer, il compose, son deuxième album Hello Mademoiselle est d’ailleurs sorti en mai 2007.

Malheureusement, après un bon départ, cet Hôtel Costes 11 s’englue petit à petit dans une sorte de nu-bossa-nova un peu trop mielleuse à mon goût et ce sera là son seul défaut. Pour le reste, on s’imagine très bien, après une après-midi shopping, avant un bon concert en ville, lovés dans de confortables canapés de velours rouge, jambes croisées sur l’accoudoir, Converse All Star aux pieds, sirotant une Vodka Martini secouée non agitée. Et c’est bien là, il me semble, la vocation de ces compilations Hôtel Costes.

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