Scène française

Catherine Lara Une voix pour Ferré

Découvrez Une Voix Pour Ferré, l'album hommage de Catherine Lara

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La rockeuse de diamant, Catherine Lara, est de retour dans les bacs depuis aujourd’hui avec un album hommage à Léo Ferré simplement baptisé « Une Voix Pour Ferré ».

S’il fallait évoquer le parcours de Catherine Lara, on pourrait s’amuser à paraphraser la fameuse réplique du film Love Story : « elle aime Mozart, Bach, les Beatles… » mais il faudrait sans doute ajouter le rock, Bizet, Chopin, la world, le jazz, le flamenco, Léo Ferré… Car, cette artiste de variété dans le sens le plus large et noble du terme, est avant tout une amoureuse de LA musique. Classique de formation, frondeuse par vocation, elle n’a cessé de bousculer les codes et les partitions. On se souvient de l’époque où elle apparaissait sur scène en queue de pie raboté avec un plastron orné d’araignées en plastique ! Et, au fil d’albums comme Coup d’feel, Geronimo, Flamenrock, Mélomanie, Nuit magique, Rocktambule, Sand et les Romantiques ou plus récemment Au-delà des murs, Catherine Lara a exploré des territoires dans lesquels s’aventure rarement un premier prix de conservatoire de Paris ! On ne s’étonnera donc qu’à moitié qu’elle se livre cette fois à un exercice totalement inédit pour elle : enregistrer un album de reprises. Baptisé « Une voix pour Ferré » ce projet lui trottait dans la tête depuis deux ans. « Je ne voulais pas me chanter une fois de plus. J’ai choisi Léo Ferré parce que, pour moi, il incarne la profondeur, la beauté des textes, une densité émotionnelle qui vous terrasse. Je me sentais capable de ne pas le trahir, d’apporter ma pierre à son édifice.« 

Musicienne inspirée et respectueuse de l’oeuvre de Ferré, Lara nous offre ici un vrai travail d’orfèvre, sans le soutien d’aucune machine. Elle a taillé pour chaque morceau un écrin somptueux sans être sophistiqué et surtout, elle a habillé la plupart des mélodies de sonorités latines. « J’ai eu envie d’emmener Léo Ferré vers les musiques du monde s’amuse-t-elle. Il était né à Monaco et s’est éteint à Florence. C’était un apatride qui donnait toujours l’impression d’être de nulle part. Il y a une véritable alchimie entre ses mots et le monde rude et vrai du flamenco. C’est un univers de tripes, de lamentations et de sueur qui lui ressemble« . Pas question donc de céder à la facilité du copié-collé… au risque de choquer quelques esprits chagrins. Qu’importe, Catherine Lara renoue ici avec ses origines espagnoles pour revisiter le répertoire de Ferré avec des accents aussi poignants que lumineux. Il faut dire qu’avec le temps, le timbre de la Rockeuse de diamants est devenu plus âpre, plus rugueux et sert à merveille la foudroyante poésie de Léo Ferré.

Pour l’accompagner dans cet hommage, Catherine Lara (qui assure toutes les parties violon) a convié de solides musiciens : le guitariste espagnol Juan Carmona, le percussionniste Minimo Garay, le guitariste et joueur de oud Sylvain Luc, le bassiste Philippe « Fifi » Chayeb, l’accordéoniste Michel Sanchez, sans oublier Jean-Claude Wecker aux choeurs. « On n’avait pas besoin d’être nombreux pour se rejoindre autour de Léo. Je ne voulais pas d’éléments perturbateurs. Chacun d’entre nous a joué avec son âme confie Lara. J’ai déjà été adoubée par sa famille qui m’a remerciée. C’est très rassurant ! »

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