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Noir Désir Dies Irae

Dies Irae

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Même si Noir Désir est cliniquement mort, sa nébuleuse, elle, continue de tourner et d’attirer vers elle toutes les poussières perdues qui gravitent autour d’elle. Les ailes du désir presque sauvegardées, avec des fans errants mais ravitaillés dans leur traversée du désert. En attendant une éventuelle renaissance, le DVD live Dies Irae bénéficie d’une ré-édition.

C’est sur scène que Bertrand Cantat et ses acolytes distillaient le plus efficacement leur énergie brute, à coup de guitares furieuses et de paroles aussi incantatoires qu’incandescentes. En attendant un éventuel retour du groupe, il faut continuer à faire fonctionner la machine. Même si l’an dernier, le trio restant confiait la possibilité de ressortir un album à la sortie de prison de Bertrand Cantat, il faut néanmoins rassasier les fans.

C’est donc tout naturellement, que Noir Désir s’affiche à nouveau depuis 2005 sur le devant de la scène, avec la double sortie des live, En public et En image, tous deux complémentaires. Cette année, c’est discrètement mais sûrement que l’on a fait revivre le mythe avec la réédition du dvd Dies Irae. Ce film tourné en 16mm ne constitue pas une révolution en soit mais reste un événement tant on sait nos Bordelais avares en matière de diffusion d’images.

Inutile de chercher Un jour en France, ou les titres figurant sur leur dernier album Des visages et des figures. Ce témoignage d’un autre temps retrace la tournée Tostaky de 1993 en deux dates. L’une au Transbordeur de Lyon, l’autre à la Cigale de Paris. Ce film de Henri-Jean Debon est surtout dédié aux vrais fans de Noir Désir et à ceux qui souhaitent découvrir le caractère racé de l’un des plus grands groupes de rock français. Les tubes de la première heure sont là : A l’arrière des taxis, Tostaky, Johnny colère et En route pour la joie qui clôturent chacun des deux concerts.

Cette réédition a le mérite de préserver la flamme d’un des groupes phares de ces vingt dernières années, ce qui devrait ravir les fans de tous bords impatients de le revoir un jour sur scène. Il faut être patient et se contenter de ce témoignage en se rappelant que les écrits restent alors que les artistes s’envolent. Bien souvent, quelle qu’elle soit, une œuvre surpasse l’artiste qui en est à l’origine. C’est une des leçons à retenir ici.

DVD Barclay/Universal, sortie mars 2006.

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