Scène française

Damien Saez et sa Culture Contre Culture

4 ans après l’annonce de la création de Culture Contre Culture et du Manifeste de Damien Saez, quel bilan ?

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Crédit photo : Claire Obscure

Aujourd’hui, 16 Juin 2020, c’est l’anniversaire de l’annonce du lancement de Culture Contre Culture, le site internet de la numérique sacristie de Damien SAEZ dont la façade est toujours en ravalement. Cathédrale loading…. On est à quel pourcentage là, frangin ? Je suis le Christ, pour beaucoup on n’y croit pas, tu sais. Comme je le disais dans un article précédent, c’est vrai qu’entre Notre Dame Mélancolie et La Dame en Feu, elle a vraiment brûlé Notre Dame de Paname, mais on en est où aujourd’hui en fait ?

C’est donc aussi le 16 juin 2016  qu’il annonçait, à l’aveugle et avec la tronche d’un clown à la Chaplin, le lancement du projet Le Manifeste, et ça tombe bien, pile quatre ans après, les français Manifestent pour les Droits de l’Humain, et au pays des Droits de l’Homme, ça a son importance. Peuple Manifestant (coup de gueule logorrhéique de près de dix minutes), et aussi pour beaucoup Soignants, sont aujourd’hui dans la rue, pour défendre leurs droits élémentaires, mon cher Watson.

Quatre ans depuis donc, un projet qui était censé initialement durer une année qui s’est prolongé depuis, sans réelle date de fin. « De ville en ville s’écrira l’œuvre de la lutte » annonçait-il. Quatre ans à 60€ l’année pour l’abonnement, des textes fleuves, des longs silences et une application Requiem pour se le mettre dans la poche.

Quatre ans et quatre albums : L’Oiseau Liberté en 2016, le triple Lulu en 2017, #humanité en 2018 et le quadruple Ni Dieu Ni Maître en 2019, soit plus de 80 morceaux. Également quelques orphelines accessibles sur le site, le Thème du Manifeste et La Lutte, deux instrumentaux sortis en 2016, puis le coup de maître avec le sublime Château de Brume (potentiellement la suite et l’angle féminin du Cavalier Sans Tête) puis Premier Mai, sorti pour l’occasion la veille de la fête du travail en 2017 et enfin, Le Ciel En Pleure Encore en février 2020.

Quatre ans, trois concerts au Bataclan pour clôturer la douloureuse année 2016, une tournée splendide avec des concerts de près de quatre heures, agrémentés des tableaux accessibles sur CCC uniquement en 2017 et enfin, une tournée laborieuse mais intense fin 2019 avec quelques dates avortées pour raison de santé.

Ces dernières semaines, ont été publiées sur CCC des collaborations artistiques avec le talentueux Tanguy Roland, réalisant de sublimes tableaux performances, sur les morceaux monumentaux tels que Ma Vieille, le très Brelien La Maria, ou le réactionnel aux attentats Tous les Gamins du Monde, entre autres.

Quatre ans, des chef d’oeuvres, des attentes, des espoirs, et quelques désillusions aussi, sans doute de part et d’autre.

Après nous avoir parfois habitués à réagir en direct à l’actualité (sortir Fils de France le lendemain du premier tour des présidentielles en 2002 par exemple), ou juste via les éphémères (SMS unilatéraux) proposés par CCC, il est pourtant resté silencieux ces derniers temps, notamment sur le BlackOut de l’industrie musicale #TheShowMustBePaused du 2 juin dernier, en réaction à la poudrière de bavures récentes voir article complet ici

Il y a tout juste un mois, le 16 mai 2020, il annonçait son projet pour 2021 : l’enregistrement de deux doubles albums en live, deux soirs d’affilée à Paris à des dates et lieux pour l’instant non déterminés avec des packages de vente aux constitutions discutables. Comme le rappelait à l’occasion de la sortie de mon article à ce sujet, le talentueux gaucher M.Alice Botté, (guitariste de Saez sur la dernière tournée entre autres) : « Damien SAEZ est un vrai passionné, un des derniers à croire à un monde fait de poésie. Un clochard céleste en quelque sorte. Un peintre fait bien un seul tableau qui devient unique et donc un objet rare ! C’est peut-être ce que Damien est en train de faire. Un projet rare et unique. Faut savoir où l’on aime mettre les pieds ».

Alors moi, pour l’instant, les pieds, ça sera dans le plat : Damien, quand est-ce que tu te Manifestes ? J’ai toujours des questions à te poser… C’est une chose d’attendre Godot, mais on sait comment ça finit.

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