Scène française
Calogero de retour avec l’album « Centre Ville »
Un peu plus de 3 ans après la sortie de « Liberté chérie », Calogero est de retour avec un nouvel opus.
L’album « Centre Ville », disponible ici, s’ouvre sur un morceau pop, clin d’œil à Oasis, une chanson importante comme toutes celles sur lesquelles Paul Ecole pose sa plume. Il est à Calogero ce que le parolier Etienne Roda-Gil était au chanteur Julien Clerc.
Après Les feux d’artifices, Le portrait ou encore Fondamental, on doit à l’auteur fétiche de Calogero C’était mieux après, une puissante invitation à l’audace, comme l’était Yalla jadis.
Cet attelage idéal poursuit sa collaboration avec La rumeur, le deuxième single entendu tout au long de l’été en radio. Paul Ecole écrit par ailleurs Celui d’en bas qui débute par un duo piano/saxo sublime.
Deux lectures possibles. Soit l’adolescent fantasme sur une fille qui ne le calcule pas; soit il s’agit du drame amoureux, sociétal et shakespearien, d’un amour contrarié: elle habite les beaux quartiers, il rêve d’elle du bas de l’échelle.
Plus loin, au son d’une mélodie de Calogero et de son frère Gioacchino Maurici, Paul Ecole se livre à un exercice de style périlleux sur Le temps. L’auteur s’y risque après Ferré, Brassens, Aznavour, Chamfort et bien d’autres, sans démériter. Et la chanson sonne d’emblée comme un standard.
Paul Ecole signe également les paroles de la ballade finale, Stylo vert, composée par les frères Maurici, Calogero et Gioacchino. On entend quelques notes de piano, un joyeux brouhaha nous parvenant d’une cour d’école, et la voix lyrique se fait mélancolique pour incarner ce père qui cache à ses enfants ses échecs scolaires pour les inciter à ne pas prendre exemple sur lui.
D’autres temps forts composent le huitième album réalisé par Calogero et Valentin Montu (Cyril Mokaiesh, Brune). Déjà présente sur l’album de Maëlle (The Voice), Inès Barbier relate dans Peut-être les espoirs qu’une mère projette sur sa fille qu’elle souhaite voir grandir et s’épanouir en liberté. Les chœurs, comme une nuée de bonnes étoiles, accompagnent ces vœux. Marie Bastide, notamment auteure d’Un jour au mauvais endroit, livre Cinq heures et quart, un aveu d’amour matinal au rythme d’une autre bossa. L’être perdu vous revient, et tout est repeuplé. L’inverse, si l’on veut, de l’histoire de deux naufragés des grands sentiments que raconte Pierre Riessdans dans « Titanic ».
Enfin, au rythme scandé d’une électro de boite de nuit, avec Vidéo (texte de Bruno Guglielmi) Calogero dénonce, ou du moins déplore, l’addiction aux écrans qui l’effraye un peu:«On pense davantage à filmer l’instant présent qu’à en profiter». L’instant présent, profitons-en. Il s’intitule «Centre ville» !
-
Scène française15 septembre 2026Décès Catherine Ringer : la voix mythique des Rita Mitsouko avait 68 ans
-
pop-rock14 septembre 2026
“Oasis Live ’27” : deux concerts au Stade de France les 23 et 24 juillet 2027
-
pop-rock3 septembre 2026
Oasis en tournée en 2027 ? Noel Gallagher relance sérieusement l’hypothèse
-
pop-rock16 septembre 2026Après Macklemore, Ed Sheeran perd toutes ses premières parties : le “Loop Tour” plongé dans la crise
-
pop-rock17 septembre 2026
Céline Dion concert Paris : son deuxième show rassure
-
pop-rock8 septembre 2026
Stevie Wonder : un concert à Paris pour célébrer les 50 ans de “Songs in the Key of Life”
-
Télé / Cinéma8 septembre 2026
Star Academy 2026 : Mosimann devient officiellement le nouveau directeur
-
Scène française8 septembre 2026
Mylène Farmer : “Égrégore” dévoilé intégralement au cinéma