Artiste
Bill Charlap Trio
Dans la capitale mondiale du jazz, New York, Bill Charlap est considéré comme l'un des grands interprètes de mélodies, ces chansons tirées de comédies musicales, de spectacles de Broadway ou de films qui, détachées de leur source, sont devenues des standards dont les jazzmen font leur miel. Non seulement, il en connaît sur le bout des doigts par dizaines mais il est capable de rendre justice à chacune, détaillant la subtilité d'une phrase comme la profondeur de l'harmonie, avec un toucher d'une rare élégance. En cela, il est l'un des plus sûrs héritiers d'une certaine tradition du piano jazz, dont Hank Jones, Tommy Flanagan ou Shirley Horn, qu'il a connus tous trois, furent des figures essentielles, au même titre que Teddy Wilson, Art Tatum, Ahmad Jamal ou Sonny Clark.
Grand connaisseur de cet American Songbook dans lequel il a puisé la matière d'albums dédiés à Gershwin ou à Leonard Bernstein par le passé, Bill Charlap (né en 1966) entretient cet amour de la chanson à la tête du trio qu'il forme depuis 1997 avec le contrebassiste Peter Washington et le batteur Kenny Washington. Instrumentistes éminemment respectés parmi leurs pairs, ses deux accompagnateurs (sans lien de parenté) ont contribué, comme lui, à ramener le jazz, après des décennies d'expérimentations électriques et de fusions tous azimuts, au berceau du son acoustique, renouant avec la tradition du trio et le cadre canonique des standards, sans nostalgie mais avec la conviction que ces formes étaient loin d'avoir été épuisées et résistaient bien mieux au temps que des modes plus tapageuse mais aussi plus périssables. Soudés par le nombre des années, parfaitement en phase sur le plan des aspirations musicales, ce trio est l'un des plus rodés qui soit, parfaitement ajusté aux ambitions du pianiste.
Encouragé à ses débuts par les saxophonistes Gerry Mulligan et Phil Woods qui appréciaient chez leur jeune partenaire son bagage pianistique, son assurance d'accompagnateur, la finesse de son jeu sans âge et son infaillible sens du swing, Bill Charlap avait de qui tenir son attachement aux standards, ayant grandi auprès d'un père qui avait lui-même composé pour Broadway, et d'une mère chanteuse de cabaret (avec qui il a d'ailleurs enregistré deux albums), à qui les auteurs de comédies musicales faisaient régulièrement appel pour éprouver la valeur de leurs nouvelles chansons. Ce contexte n'explique cependant qu'en partie l'intimité du rapport que le pianiste entretient avec ce répertoire, l'autre étant son expérience auprès de certains aînés qui, tels Benny Carter, Clark Terry, Jim Hall ou Frank Wess, lui ont appris à révéler la richesse et la profondeur de ce répertoire.
-
électro22 juin 2026
David Guetta à Musilac 2027 : un concert événement pour clôturer le festival
-
pop-rock20 juin 2026
Foo Fighters à Paris : un retour monumental devant 40.000 fans
-
pop-rock24 juin 2026
Concerts Rolling Stones : Keith Richards doute de la possibilité d’une grande tournée mondiale
-
People24 juin 2026
Madonna explique pourquoi son biopic a été abandonné
-
pop-rock21 juin 2026
Rod Stewart utilise de l’oxygène en plein concert
-
pop-rock19 juin 2026
Placebo célèbre ses 30 ans avec “Placebo RE:CREATED”
-
pop-rock21 juin 2026
Les images perdues de la première apparition des Beatles dans “Top of the Pops” retrouvées
-
People21 juin 2026
L’acteur Morgan Freeman annonce son premier album de blues