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Jacques Higelin

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Jacques Higelin est né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine, en Seine-et-Marne. Issu d'une famille modeste, Jacques Higelin est poussé par son père vers le monde du spectacle. Enfant, il chante des chansons de Charles Trenet dans lescinémas, au cours de ces fameux entractes music-hall aujourd'hui disparus. Adolescent, il apprend la cascade, et, passant audition sur audition, décroche un contrat de figurant pour l'operette Nouvelle Orléans. On le voit en indien, en soldat, aux côté du jazzman Sidney Bechet. Jeune homme, il apprend la musique et suit l'enseignement théâtral du cours Simon. Higelin tourne dans un premier film (Le bonheur est pour demain d'Henri Fabiani), suivi d'autres tels que le très joyeux Bébert et l'omnibus d'Yves Robert (la « suite » de La Guerre des boutons). ll fait également du théâtre, mis en scène par Michel Vitold dans Bon Week-End monsieur Bennett, avec Guy Bedos. Comme nombre de jeuns artistes des années 1960-1970, Higelin sympathise avec les mouvements de gauche, même s'il demeure un poète sans étiquette.

La guerre d'Algérie, à laquelle il participe comme appelé, le marque très profondément. De cette expérience, il tirera un livre, recueil de sa correspondance épistolaire avec sa fiancée, publié chez Grasset en 1987 (Lettre d'amour d'un soldat de vingt ans). Démobilisé, il refait du théâtre, dans les salles spécialisées dans la comédie boulevardière, expérience qui le déçoit, mais aussi au sein de la troupe de Marc'O, une occasion de se lier d'amitié avec les comédiens Bulle Ogier, Jean Pierre Kalfon, Pierre Clémenti, Valérie Lagrange. Peu à peu, Higelin entre dans un univers théâtral ambitieux, courant d'une banlieue à l'autre pour défendre des textes de valeur. Mais cela ne lui suffit pas. Le jeune artiste épanche son trop plein de fantaisie et de créativité dans les petites salles de l'underground parisien. C'est le début de la grande époque du café-théâtre. Higelin joue des sketches, improvise des situations à la manière des avant-gardistes du mouvement. Et chante.

En 1965, Higelin est devenu l'un des piliers de la jeune chanson parisienne, mi-« rive gauche », mi beatnik. Un temps, il accompagne Georges Moustaki et, sous l'égide de Jacques Canetti, se produit dans le cabaret les trois Baudets, pour un récital Boris Vian. Le début d'une grande et belle carrière.

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