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Katel

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Katel 5

Katel ne pensait pas être née pour la musique. Son truc, c'était l'écriture, les destins humains qui se dévorent à grand coup de pages, la danse des mots et des sentiments qui se feuillette à en perdre haleine. Mais elle a eu peur, peur de l'isolement, de la solitude absolue. Elle ne se sentait pas de taille à affronter de la tour d'ivoire qui guette la vie d'écrivain. Alors, Katel a osé l'instrument, la guitare, puis la musique. Elle a refait passer l'écriture dans le corps : les doigts, la bouche, le ventre, les cordes… Comme pour la rendre palpable, l'extérioriser dans une forme plus immédiate, la faire vivre dans le son et la partager dans l'instant. On le sait maintenant, Katel a fait le bon choix.

Au printemps 2006, c'est Yann Tiersen qui a compris le premier le diable qui dormait en Katel. Il venait de la voir sur scène aimanter le public avec les chansons de ce qui deviendra quelques mois plus tard le mini-album, « Raides à la ville », et l'avait conviée en première partie de ses concerts. Dans la foulée, Katel a écumé les salles de France pendant deux ans. Il fallait qu'elle joue, coûte que coûte, seule d'abord puis avec son groupe. Sa voix claquait dans l'air, scandait une poésie asséchée, nue et délicate dans des chansons en spirales mélancoliques. Avec sa guitare de gauchère, elle était rock ; toute en retenue et en tension, dissonante et envoûtante, dessalée et troublante, quelque part entre Dominique A et PJ Harvey. Un peu garçonne aussi ; mais elle savait reprendre le Human behaviour de Björk comme aucune autre femme : une comète.

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