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Ellie Goulding

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Celle qui est née sous le nom d'Elena Jane Goulding à Hereford le 30 décembre 1986, et a grandi à Kington, un petit village à la frontière anglo-galloise, a décidé de modifier sa manière de s'exprimer  » parce que je me sentais différente » : aujourd'hui, son absence d'accent la fait passer pour une fille de la haute. En réalité, elle vient d'un milieu bien moins glamour : élevée par sa mère et son beau-père dans divers logements sociaux, elle partageait sa petite chambre avec ses deux soeurs et a passé la majorité de son enfance et de son adolescence dehors. « C'était une enfance typique comme on en vit à la campagne. Il n'y avait rien à faire, alors on traînait tout le temps dehors. Quand j'avais douze ou treize ans, on partait se balader avec une copine, et on voyait où ça nous menait. Je voulais partir, quitter tout ça, mais tous les chemins me ramenaient toujours à la maison. »

Loin d'avoir été préparée à la célébrité dès son plus jeune âge, Ellie n'a reçu que peu d'encouragements de la part de ses parents. « Ma mère déteste que je dise ça, rit-elle, mais elle me disait tout le temps de me taire quand je chantais. Elle disait : ‘oh Ellie ne fais pas ça, c'est nul'. Ceci dit, c'était peut-être mérité : je n'avais pas de don inné pour la musique, j'ai appris petit à petit. Je ne voulais même pas trop que les gens soient au courant.« 

A défaut de formation classique, la première inspiration musicale d'Ellie a été la rave music que sa mère et son oncle écoutaient. Ca, et puis aussi les airs classiques qu'elle entendait sur les bandes originales des films Disney. A l'adolescence, Ellie a interprété une de ses compositions à un ami de la famille, qui lui a ensuite fait découvrir la musique folk : Alison Krauss, Jim Moray, Seth Lakeman, même Fleetwood Mac. Mais l'idée de devenir une artiste de scène était encore bien loin de l'esprit d'Ellie. Bien qu'elle ait intégré un groupe à 16 ans, elle était trop timide pour s'imposer comme chanteuse leader. « Encore aujourd'hui, il y a des moments où je suis à fond, et d'autres où je suis trop timide pour parler.« 

C'est à l'université de Canterbury, où elle a étudié les arts du spectacle, qu'Ellie a acquis la confiance nécessaire à chanter sur scène. Sur un coup de tête, elle s'est inscrite au concours de jeunes talents organisé par l'université et en a gagné le premier prix. Mais avec des reprises. Réalisant qu'elle devait écrire ses propres morceaux, elle s'est assise avec sa guitare et a essayé. Les chansons se sont mises à sortir non-stop. Dans la chambre d'un ami, elle a entendu Frankmusik (Vincent Frank) et l'a contacté sur sa page MySpace. Elle lui a envoyé la version acoustique de Wish I Stayed, qu'il a transformée en un titre à la beauté froide et élégante. Peu après, encore grâce à MySpace, Ellie a rencontré Fin Dow-Smith, alias le maître de l'électro Starsmith, et là, ce fut le déclic. « Même si j'écris à la guitare, j'entend la totalité de la chanson dans ma tête, explique-t-elle. Et Fin est quelqu'un qui comprend, qui peut vraiment m'aider à reproduire ce son. » Musicien de talent (il va bientôt sortir son propre album), Fin jouit d'un rapport privilégié avec Ellie : il lui a suffi de lui envoyer quelques bribes de mélodie, et cela a immédiatement inspiré « Starry Eyed » à la jeune femme.

Sur scène, Ellie a pas mal évolué depuis ce fameux concours de jeunes talents : elle se donne à fond, comme pourront en témoigner ceux qui ont vu son incroyable prestation à l'émission télévisée Later With Jools Holland. Mais elle n'aime pas parler entre les morceaux.

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