Scène française
Katel Decorum
Découvrez Decorum, l'album de Katel
Après une année et demi de silence, qu’elle a rompue aujourd’hui avec la mise à jour d’un nouvel album, « Decorum », Katel signe son grand retour !
Ce disque Katel le voulait plein, total, cérébral et jouissif, comme le fruit à la fois d’une impulsion et d’une lente décantation. Onze chansons longues en oreille qui se goûtent immédiatement avec la gourmandise du plaisir pop-rock épicurien tout en conservant des saveurs cachées et surprenantes, à découvrir plus tard. Le travail a commencé en solitaire, entre quatre murs. Katel est comme ça, elle écrit seule. Les mots et leur musique naturelle dans le chant d’abord : la prosodie, la respiration, le rythme, toujours. C’est là, dans ses heures en face à face avec elle-même qu’elle construit son petit monde fait d’impasses, de ligne de fuites, de déplacements et de dépassements de soi, d’heures bleues et de petits courages ; qu’elle explore la frontière entre la fiction et la réalité et recherche le moment de suspension où l’imaginaire peut faire son œuvre. Les chansons de Katel fonctionnent de la sorte, à la façon des contes fantastiques.
« Je voulais avant tout une musique jouée, avec une colonne vertébrale live qu’on bousculerait ensuite avec des arrangements. » explique Katel. Avec son groupe de scène (Charles-Antoine Hurel, Julien Grasset, Nicolas Marsanne) elle a malaxé les couleurs et les sons, les lumières et les matières en rangs serrés pour composer de grands tableaux orchestraux où Jean-Baptiste Julien et Marc Chouarain ont glissé des motifs de bombardes, violoncelle, violons et cornemuses pour en décupler la dimension ésotérique. Puis Katel a invité Jeanne Cherhal (Chez Escher, Vue sur le ring, Hurlevent) et Nosfell (Décorum, Le chant du cygne) aux chœurs pour partager le festin esthétique.
Rarement un album français aura paru aussi ouvragé, élaboré avec autant de précision pointilliste et de soin du détail, échafaudé suivant une vision musicale transversale qui emprunte à chacune des époques de la musique ses essences fondamentales, pensé dans son mouvement. Derrière son délicieux parfum surréaliste, la pochette restitue en un seul panorama l’ensemble des vertus de ce « Décorum » : un véritable jeu de miroir entre l’en-dedans et l’en-dehors. Un disque en escalier sans fin (réécoutez Chez Escher pour en capter toute la raideur et les vertiges), traversé par des fantômes d’un groove passé, des obsessions de musique répétitive, de minutieux échafaudages pop ventilé d’un souffle psychédélique, des pulsions de musiques traditionnelles et des fièvres rock toxiques. En nous offrant « Decorum », Katel nous fait un véritable don, une bande-son pour nos vies à venir, à chacun maintenant de retrouver dans ses chansons sa part d’intime, de jubilation secrète et de frissons nocturnes.






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