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Scène française

CHARLELIE COUTURE Fort Rêveur

Découvrez Fort Rêveur, le nouvel album de CharlElie Couture

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CHARLELIE COUTURE Fort Rêveur 4

Après avoir marqué une pause musicale pour se consacrer à son travail de plasticien dans son atelier de Manhattan, CharlElie reviendra en force sur scène en 2011 en France et à l’étranger à l’occasion de ses 30 ans de carrière avec son nouvel album « Fort Rêveur ». L’artiste au look et à l’univers n’obéissant à aucune mode est de retour pour marquer de nouveau la scène musicale française ! A noter qu’un LP Collector sera disponible sur www.vente-privee.com à partir du 29 novembre 2010 !

CharlElie Couture revient ; et il a des choses à dire. Et la ligne est fortement électrifiée. Comme à l’accoutumée quand il s’exprime en chansons, l’homme s’abreuve à la source rock et au blues électrique. « Si je veux enfoncer un clou, je prends un marteau, si je veux ôter une écharde, je prends une pince à épiler« , dit-il. CharlElie choisit l’instrument en fonction de ce qu’il a à exprimer, et « Fort Rêveur » a pour outil premier une grosse guitare dûment amplifiée. Puis c’est une basse, une batterie, parfois des boucles, un clavier, bref tout un combo rock capté par Sean Flora (The Black Keys, Franz Ferdinand, Yeah Yeah Yeahs, Beth Ditto, The Shins, etc.) qui tape derrière les textes et les images que l’auteur de « Poèmes Rock » (1981) adresse à la volée.

L’au-delà des mots et les messages non-verbaux, CharlElie les passe en peintures et en photos, depuis son atelier de New-York jusqu’à des Beaux livres et des expositions à succès. Depuis qu’il est New Yorkais, s’agissant des arts plastiques, pour l’artiste multiste tout est aujourd’hui plus simple. Mais quoi de commun entre les toiles et le blues de CharlElie ? Nul besoin de se lancer dans une analyse des profondeurs quand la réponse tient en sept lettres : New-York !

« Fort Rêveur » est plein du quotidien new yorkais du chanteur, des bruits de la ville qui pénètrent par la porte ouverte de son atelier, et se mêlent au rock primitif des Black Keys, des guitares de Eels et de la tension binaire de Them Crooked Vultures que l’artiste écoute à forte dose quand il peint. Si ce n’est pas le plus rock des quatorze titres, Ta Phosphorescence, est un trafic de loops signés Nicolas Repac qui fait entendre ce tumulte de la mégapole, parfois percé par des sirènes stridentes. Ou bien l’animal urbain lâché dans la ville monde, Le Phénix donne à voir New York par le menu : la balade visite le Bronx, Harlem, Columbus, Broadway, Greenwich Village et termine downtown à Ground Zero. Vrai morceau de bravoure de plus de neuf minutes dans lequel CharlElie, cinéaste rock atmosphérique, suggère un maximum d’images avec un minimum de mots. « A bicyclette, en allant à mon atelier, mes yeux captent à mon insu des milliers de messages qu’ils transmettent à ma cervelle. Parfois celle-ci les recomposent pour en faire des chansons« , explique-t-il quand on l’interroge sur la genèse des textes. Mais peut-être est-il plus approprié de parler de « storytelling » ? Force est de constater que le procédé narratif dans l’air du temps, CharlElie le pratique en chansons depuis plusieurs décennies ! A dire vrai, c’est un peu sa marque de fabrique ; et l’on est touché par les récits de Si Légère ou Nés Trop Loin.

« Fort Rêveur » est rempli de New York parce que CharlElie est perméable à l’environnement dans lequel il évolue. Aussi est-il sensible à son époque, et celle-ci apparaît dans Les Ours Blancs : ce en quoi va nous transformer notre propension à surconsommer, ou bien en creux : « Le blues que j’écris est un mélange de lucidité intuitive et d’humour équivoque« , dit-il encore.

Puis quand il se lance dans l’échevelée « Quelqu’un En Moi » – single intrépide -, sort de la boîte un double inédit : CharlElie est-il un Tom Waits francophone ou bien a-t-il un ancêtre cajun ? Quoi qu’il en soit, il y a quelqu’un en lui qui possède un sacré drôle d’accent et des manières plutôt rustres. Si l’on se doutait que l’artiste protéiforme était à lui seul plusieurs individus, on savait moins les tourments que causaient la cohabitation. Et Fort Rêveur est aussi un disque de l’intranquillité : « Être son antithèse, son contestataire / Chercher à être tout, autant que son contraire / S’imposer à soi-même / Ce qu’on ne supporterait pas d’autrui » confie-t-il sur l’intime « Les Statuts de Ma Liberté ». Ou bien sur le final « Entre Les Lignes » : « Parfois je hais ce que je suis devenu ». On ne pourra pas dire que le chanteur qui va fêter ses trente ans de scène en 2011 et dont l’album « Poèmes Rock » figure dans les 100 meilleurs albums de tous les temps selon le magazine Rolling Stone se contemple dans le miroir de la renommée avec complaisance.

Mais ce « Fort Rêveur », s’il est intranquille, refuse avec obstination de sombrer dans le morose de la vie. L’existence est douce quand viennent Les Gestes Gratuits et, épaulé par The Chet le guitariste de Eels sur Born Again, les possibilités de se réinventer semblent sans limites !

Le jazz est en suspension, le rock est une affirmation, le blues est une question, dit enfin CharlElie, rêveur actif et secret, qui a le don rare de restituer un univers onirique et complexe en des chansons populaires qui restent en tête.

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