Scène française
Montgomery Stromboli
Montgomery Stromboli
On l’attendait depuis bon nombre d’années, maudissant le père Noël de la pop de n’avoir pas répondu plus tôt à notre supplique ! Quand un groupe français allait-il rendre honneur à ce courant, sans pour autant s’agenouiller sur l’autel des références anglo-saxonnes ? Puis ils sont arrivés, sans crier gare, godasses trouées, coiffures ébouriffées, gueules d’anges sur écrits psychotiques.
Montgomery est un groupe avec des mélodies imparables et des refrains entêtants, sur fond de folie douce, ces esthètes du bidouillage se moquent, avec délectation, de la simplicité apparente des rythmiques et apportent une déconstruction sonore et textuelle savamment maîtrisée. Se faire passer pour un groupe de popeux draguant la nouvelle scène de la chanson française, puis nous prendre à revers en live en insufflant une énergie insoupçonnable. Ce groupe est fait d’entités, de collages et d’équilibre fragile. Voilà pourquoi il nous séduit, nous ébahit par son potentiel, tout en nous effrayant par l’achoppement de ce trop plein d’ambitions musicales : trop d’idées, trop d’influences disparates, trop de talents … Cependant, le passage à la scène nous fait prendre conscience de notre erreur ; cette attitude scénique, mélange de fierté non assumée et de timidité refoulée, est un cri du coeur de ces cinq musiciens. Le monde Montgomery est présenté tel quel, vous y adhérez instinctivement ou vous passez votre route. Sans s’en rendre compte, ces cinq là nous amènent à refouler nos habitudes maladives d’aller chercher au-delà de la prime impression.
La vie on se doit de le rêver sous risques de catharsis. Les Montgomery ne sont pas de sales gamins se jouant malicieusement des codes de la pop musique pour nous prouver leur supériorité. Non, ce sont juste de doux dingues ayant l’arrogance de croire que la rêverie peut amener à la tranquillité. Ils portent l’imaginaire en figure de proue face à notre conscience ; ainsi ce dynamitage du Mad Max de George Miller, ciné-concert monstrueux, véritable mariage de folie et de sensations fortes. Cette créature schizophrénique à cinq têtes ne peut que forcer la curiosité. Essayez ce mélange subtil d’évidence et d’exigence et vous serez instinctivement accro à leur formule de drogue musicale qui ne nuit pas à la santé. Tout du moins à la santé physique.
-
électro22 juin 2026
David Guetta à Musilac 2027 : un concert événement pour clôturer le festival
-
pop-rock20 juin 2026
Foo Fighters à Paris : un retour monumental devant 40.000 fans
-
rap-rnb18 juin 2026
Bruno Mars au Stade de France : trois concerts géants et 240.000 spectateurs attendus
-
People24 juin 2026
Madonna explique pourquoi son biopic a été abandonné
-
pop-rock24 juin 2026
Concerts Rolling Stones : Keith Richards doute de la possibilité d’une grande tournée mondiale
-
pop-rock21 juin 2026
Rod Stewart utilise de l’oxygène en plein concert
-
pop-rock19 juin 2026
Placebo célèbre ses 30 ans avec “Placebo RE:CREATED”
-
pop-rock21 juin 2026
Les images perdues de la première apparition des Beatles dans “Top of the Pops” retrouvées