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Charlie Winston Running Still

Charlie Winston revient en force avec Running Still

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Charlie Winston <i>Running Still</i> 5

Galvanisé par une chevauchée fantastique et un album qui a été l’un des plus gros succès de ces dernières années, le Hobo Bohème, Charlie Winston, est de retour avec « Running Still ».

A l’écoute de ce nouvel opus, on comprend à quel point Charlie Winston est prolixe, incroyablement exigeant et artistiquement ambitieux. « Running Still« , un de ces oxymores dont Charlie raffole sonne d’emblée comme une gifle sonore. Les quelques premiers auditeurs de ce disque foisonnant vous le diront tous: ces chansons sont addictives. Comment ne pas avoir envie de réentendre illico Hello Alone alors que s’évaporent les dernières notes ? Car tout l’art et la manière de l’homme se résument en sa capacité rare de vous emmener dans des voyages sonores d’une diversité confondante.

Sur Speak To Me, la voix est l’unique instrument utilisé (hormis le chant du coq). Au total 270 pistes de sons émises uniquement par la bouche d’un Charlie habité pour constituer un des moments de bravoure de ce disque. Un morceau couché sur « disque dur » comme une fulgurance en vingt heures quasi non stop.

Dans The Great Conversation qui a longtemps été envisagé comme titre de l’album, il convoque « Herr Beethoven », et emprunte ses accords pour justifier une ambition artistique dont il est conscient qu’elle ne colle probablement pas avec l’époque. « This song here maybe too much too much to please the ear because it’s wordy and démonstrative » que l’on pourrait traduire par « votre oreille risque de friser car cette chanson est bavarde et quelque peu baroque » est à la fois un aveu, un brillant clin d’oeil et une profession de foi.

Sur « Where Can I Buy Happiness« , autre titre et texte majeur aux accents quasi introspectifs, Charlie convoque une mélancolie électronique, alors que Wild Ones et Rockin In The Suburbs empruntent à l’énergie… punk. She Went Quietly et Lift Me Gently, quant à elles, sont ballades intimes ne reposant que sur une voix, un piano ou une guitare, dévoilent un minimalisme et une émotion à fleur de peau.

Sur ce disque lumineux et serein, Charlie Winston assure puisque « Running Still » sonne comme l’album de l’état de grâce. Un de ces disques qui permettent à leurs auteurs de confirmer les espoirs qu’avaient fait naître leur prometteur prédécesseur.

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