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Beat Assaillant B
B, le nouvel album de Beat Assaillant
Beat Assaillant est de retour avec son quatrième et nouvel album baptisé « B », dans les bacs le 14 mai prochain.
« B« , la première lettre de son nom, un symbole limpide, un retour aux sources salvateur. Oubliez tout ce que vous avez auparavant entendu chez lui, Beat Assailant bouscule son répertoire et revisite, de manière singulière, la culture hip-hop dans sa forme la plus originelle. Une plongée dans le passé pour mieux se régénérer ? Un pari risqué ; mais relevé haut la main.
Beat Assailant le sémillant, le MC jazzy, le soul brother venu de Georgie… Bah oui, mais non. Pas cette fois. « B », son quatrième album, est une œuvre résolument insolente. Sans le moindre égard pour ses prédécesseurs, sans attachement excessif au passé. Lui, le fidèle, le chef de band, le rappeur toujours accompagné d’une furieuse section de cuivres prend soudain ses distances. Exit nombre de ses compagnons de route. Mais il le fallait. Un saut dans le vide paradoxalement salutaire.
Remisée alors au placard l’étiquette ; certes fourre-tout mais flatteuse de « hip-hop-jazz- soul-live-electro-machin-chose ». « B » dévoile un Adam Turner (son nom au civil) résolument frondeur, un artiste qui détruit ce qu’il a patiemment bâti au gré de trois albums adoubés par le public comme par la critique. Le courage est indéniable, le revirement total. A l’heure où le hip-hop plus organique qu’électronique a le vent en poupe, le gaillard prend ainsi un malin plaisir à nager à contre-courant : «En 2004, lorsque j’ai débarqué avec mes dix musiciens sur scène et mon son jazzy, on m’a fait comprendre que cela ne marcherait jamais. Huit ans plus tard, bien des groupes ont adopté cette formule, et c’est moi désormais qui trouve que cela tourne en rond.»
La phrase est piquante mais énoncée sans forfanterie ni aigreur. Pas le genre de la maison. Elle a, en outre, l’avantage d’écorner une image presque trop lisse, celle un peu facile de l’américain à Paris, du rappeur dandy, mélomane et globe-trotter. N’en déplaise aux contempteurs du hip-hop, Beat Assailant revient ici à l’essence même du genre : un beat, un sample et un micro. Résultat, un grand nombre de producteurs sollicités, des instrumentaux qui arrivent à la pelle et une centaine de maquettes enregistrées. « Je n’avais pas fait ça depuis des années, en réalité depuis mes débuts à Atlanta. », jubile-t-il. Atlanta justement, la « Black Mecca », l’usine à champions qui domine la scène américaine depuis presque une décennie (Outkast, Cee-Lo Green, Ludacris, Lil’Jon, T.I.), sa ville, celle du sulfureux dirty south. Beat Assailant revendique la filiation avec fierté. B n’est-il pas son disque le plus hip- hop, le plus fidèle à cette période ? «Tu ne peux pas être à meilleure école, une culture qui, contrairement à ce que beaucoup imaginent, n’a rien de primitive. Là-bas, l’originalité prime sur tout, la compétition est féroce. Cela te marque à vie.»
La chose est donc entendue, ce grand faiseur de sons hybrides entame ici un audacieux retour aux sources, un album de genre où les clins d’œil aux classiques du hip-hop irriguent chaque track, où les compositions rappellent, tour à tour, les grandes heures de Los Angeles, du Queens, de Chicago ou de l’inévitable Atlanta. Au cœur de ce nouveau terrain de jeu, Beat Assailant jongle avec les différents flows, fait preuve d’une écriture plus mordante qu’à l’accoutumée et, une nouvelle fois, n’imite personne. Il voit en B son oeuvre « la plus personnelle », la moins réfléchie, la plus brute de décoffrage. Ce nouvel album, assène-t-il, « c’est une grosse envie de slasher, de s’extraire des contraintes du quotidien, de ne pas penser au lendemain, de gueuler sans raison : « Fuck it! » »
Plusieurs réalisateurs et compositeurs ont participé à « B » : FARHOT est un réalisateur allemand connu pour ses productions avec Selah Sue, Nneka ou Patrice. HKCORP MUSIC, monté par John Gitlis, est une team de réalisateurs compositeurs ayant collaboré avec Joey Starr, Sefyu, Sniper, Salif, 113, Luce, Enhancer, Soprano… Avec des featuring d’Oxmo Puccino et d’Irfane (Outlines).
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