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Lacrim ouvre un nouveau chapitre européen avec « CIPRIANI »
En s’appuyant sur des collaborations majeures issues du rap italien, l’artiste élargit son horizon.
Avec « CIPRIANI », Lacrim engage une nouvelle phase de sa trajectoire artistique. Sorti le 6 février 2026, l’album, disponible sur Amazon, s’inscrit comme une œuvre de transition, à la fois fidèle à l’identité sombre et narrative du rappeur et résolument tournée vers l’international.
Un projet tourné vers l’Italie et l’ouverture internationale
En choisissant de structurer ce projet autour d’une forte influence italienne, l’artiste ne cherche pas l’effet d’annonce mais affirme une stratégie claire : élargir son empreinte au-delà du seul marché francophone.
Conçu dans un format resserré d’un peu plus d’une demi-heure, « CIPRIANI » privilégie l’efficacité et la cohérence. L’ensemble se distingue par une atmosphère dense, cinématographique, nourrie de références méditerranéennes et d’une esthétique urbaine qui prolonge l’univers installé par Lacrim au fil des années.
Une immersion assumée dans la scène italienne
L’Italie occupe une place centrale dans la construction du disque. Depuis plusieurs années, Lacrim entretient un imaginaire visuel et narratif inspiré par les codes du banditisme et par certaines représentations culturelles transalpines. Avec « CIPRIANI », cette influence devient structurelle et dépasse le simple décor esthétique.
L’album s’appuie largement sur des collaborations issues du rap italien contemporain, ce qui lui confère une identité hybride. Cette orientation ne relève pas d’un simple featuring ponctuel mais d’une véritable immersion artistique. Les échanges de flows entre français et italien créent un dialogue constant, donnant au projet une dimension transfrontalière rarement atteinte dans la discographie du rappeur.
Cette dynamique traduit également l’évolution du paysage musical européen, où les frontières linguistiques s’estompent au profit de connexions plus fluides entre scènes nationales.
Des collaborations au cœur du concept
La force de « CIPRIANI » réside dans son casting. Lacrim s’entoure de figures majeures du rap italien telles que Lazza, Baby Gang, Ghali, Guè Pequeno, Simba La Rue, Emis Killa, Noyz Narcos, Niky Savage ou encore Luchè, auxquels s’ajoute la présence d’Emma, artiste issue d’un registre plus pop. Loin d’être anecdotiques, ces participations façonnent l’identité même du disque.
Chaque intervention apporte une nuance différente, qu’il s’agisse de trap mélodique, de sonorités plus brutes ou d’ambiances aux accents méditerranéens. Lacrim conserve néanmoins la cohérence d’ensemble grâce à une direction artistique homogène, où dominent des productions lourdes et une tension constante. Le projet évite ainsi l’écueil de la compilation disparate et se présente comme une œuvre structurée autour d’un fil conducteur clair.
Des singles révélateurs d’une nouvelle orientation
Avant la sortie complète de l’album, deux titres avaient permis d’en esquisser les contours : Rock et 100 Kili. Ces morceaux, portés par des collaborations italiennes, ont servi de vitrine au concept global du disque. Leur réception a confirmé la capacité de Lacrim à évoluer dans un environnement linguistique et sonore élargi, sans perdre la rugosité et la gravité qui caractérisent son écriture.
Ces premières publications ont également installé une dynamique européenne, positionnant l’artiste dans un espace d’échanges culturels plutôt que dans un cadre strictement hexagonal.
Une stratégie d’expansion sur le marché européen
Au-delà de l’aspect musical, « CIPRIANI » témoigne d’une réflexion stratégique. Le rap européen connaît depuis plusieurs années une phase d’internationalisation accélérée, favorisée par les plateformes de streaming et par la circulation instantanée des titres entre pays. En investissant massivement la scène italienne, Lacrim cherche à consolider sa présence sur un territoire où le rap occupe une place centrale dans les classements et les tendances numériques.
Ce positionnement suggère une volonté d’inscrire sa carrière dans une dimension continentale. Là où ses précédents projets affirmaient avant tout son ancrage français, « CIPRIANI » marque une tentative d’expansion structurée, appuyée sur des collaborations solides et un imaginaire cohérent.
Continuité thématique et évolution sonore
Malgré cette ouverture géographique, l’album ne rompt pas avec les thèmes qui ont construit la réputation de Lacrim. Les récits de réussite, les références à la loyauté et les codes de la rue demeurent présents. La transformation se situe davantage dans la texture sonore et dans la manière d’intégrer des influences extérieures.
L’alternance linguistique enrichit la narration et confère au disque une profondeur supplémentaire. Cette hybridation témoigne d’une maturité artistique, où l’identité ne se dilue pas mais s’adapte à un contexte plus large.
Une nouvelle cartographie pour le rap francophone
En choisissant de structurer un album entier autour d’un dialogue franco-italien, Lacrim propose une œuvre qui dépasse la simple addition de collaborations internationales. « CIPRIANI » redessine les contours de son positionnement artistique et s’inscrit dans une dynamique européenne plus vaste.
Le projet apparaît ainsi comme un jalon important dans sa discographie, susceptible d’influencer ses orientations futures et, plus largement, d’encourager une multiplication des passerelles entre scènes urbaines du continent. L’album affirme qu’une identité forte peut coexister avec une ouverture stratégique, et que le rap francophone peut se projeter au-delà de ses frontières traditionnelles sans renier ses fondations.
Une ambition européenne désormais assumée
Avec « CIPRIANI », Lacrim consolide son statut d’artiste capable de se réinventer sans rompre avec son socle artistique. En intégrant pleinement la scène italienne à son univers, il pose les bases d’une trajectoire plus européenne, où la collaboration devient moteur de développement. L’album s’impose ainsi comme un point de bascule, entre continuité et expansion, dans le parcours d’un rappeur désormais inscrit dans une dynamique transnationale.
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