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General Elektrics Good City For Dreamers

Nouvel album General Elektrics Good City For Dreamers

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General Elektrics <i>Good City For Dreamers</i> 5

Au début des années 90, on remarque cet artiste au coté de Seb Martel et Thierry Stremler dans le groupe Vercoquin. Il enregistre aussi avec Femi Kuti sur l'excellent album « Shoki Shoki », et sur le premier opus de -M-, alias le jeune Matthieu Chédid.

General Elektrics <i>Good City For Dreamers</i> 6Le deuxième album solo de General Elektrics, « Good City For Dreamers » est une ville sonore imaginaire, qui n'existe qu'entre ses deux oreilles. Sur plusieurs titres, le rêveur pathologique se prend pour un guitar-heroe un peu rétro, alors qu'aucune guitare ne peuple son univers parallèle. Comme sur son précédent solo, «Cliquety Cliqk » en 2003, l'instrument roi du rock'n'roll est habilement suppléé ici par des claviers électriques qu'il trifouille et déforme dans son home-studio pour créer une parfaite illusion. Les basses sont également jouées sur un Roland SH 101, un des derniers synthés analogiques, commercialisé en 1983 à l'aube de l'air digitale.

Comme d'habitude, General Elektrics compose, arrange, et interprète quasiment tout ce qu'on peut entendre sur cette rondelle. Des ballades suaves se juxtaposent aux morceaux plus « noisy », et, malgré son désordre mental, il a progressé dans tous les domaines. Les compositions suintent de parfums soul, pop, funk étourdissants. Surtout, sa voix louvoie entre les lignes avec une souplesse inattendue, libérée, et bien plus fluide que sur son premier album. On pense à Lou Reed et à Money Mark quand il croone doucement sur un vieux piano Euphona au son très vintage (Cottons Of Inertia) également à Gnarls Barkley quand sa voix monte chercher des aigus improbables sur You Don't Listen, à Bernie Worrell pour le coté chaud et psyché, et même à Sly ou à Stevie Wonder pour les arrangements et les dialogues entre les instruments… Et puis on réalise finalement, au bout de ces treize morceaux, que cette cité onirique ne peut appartenir à personne d'autres qu'à ce talentueux névrosé.

Outre la technique de Mike Cresswell derrière la table de mixage, cet album est l'œuvre d'un artisan solitaire en autarcie avec ses synthés. Juste magnifique !!!!!!

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