Connectez-vous

rap-rnb

Jamie Cullum «Je voulais enregistrer un disque comme autrefois»

Interview Jamie Cullum

Publié

le

Jamie Cullum «Je voulais enregistrer un disque comme autrefois» 6

A l’occasion de la sortie de son nouvel album « Interlude », le 6 octobre prochain, Jamie Cullum nous explique aujourd’hui pourquoi il rend hommage dans celui-ci à la scène jazz britannique.

Ton dernier album « Momentum » est sorti il y’a à peine un an, et pourtant tu es déjà de retour avec un nouvel opus ! Tu ne serais pas un boulimique de travail par hasard ?

J’ai pris l’habitude de me lancer immédiatement dans un nouveau projet quand je viens d’en terminer un. C’était déjà le cas lorsque j’ai fini l’enregistrement de « Momentum », mon précédent album. A l’époque, je renégociais mon contrat et je ne savais pas vraiment quelle allait être la suite des événements. Parallèlement, cela faisait trois ans que j’animais mon émission sur BBC Radio 2 et cette expérience m’avait donné l’occasion de rencontrer des artistes exceptionnels.

C’est de là que t’est venu l’idée de ton album hommage à la scène jazz britannique ?
Je connaissais déjà bien la scène jazz britannique auparavant mais l’émission m’a offert la possibilité de me retrouver dans une même pièce avec certains de ses artistes les plus talentueux et de pouvoir discuter avec eux, notamment avec Ben Lamdin, un producteur qui travaille sous le nom de Nostalgia 77.

Ben Lamdin qui partage la même passion que toi pour le jazz ?

Nous avons à peu près le même âge, Ben et moi. Nous avons tous les deux grandi en écoutant plein de styles de musique différents, du rock à la drum n’bass en passant par le hip hop. C’est avec des artistes comme DJ Shadow ou A Tribe Called Quest que nous avons découverts le jazz. Comme Ben adorait le son du jazz des débuts et qu’il était passionné par la façon dont les disques étaient enregistrés à cette époque, il s’est mis à travailler dans un studio analogique vraiment génial installé derrière le marché aux poissons de Willesden, dans le nord de Londres. Il s’est entouré de musiciens qui sont dans le même état d’esprit que lui et depuis dix ans, il enregistre là-bas des albums fantastiques. Je suis fan depuis le début.

D’où l’idée de bosser ensemble sur « Interlude » ?
Effectivement ! Après l’émission, nous avons décidé de collaborer et, sans hésiter un seul instant, nous avons calé trois jours d’enregistrements dans ce studio, recruté des musiciens et travaillé sur les arrangements avec Riaan Vosloo, le bassiste de Nostalgia 77. Quelques semaines plus tard, un matin de janvier, nous sommes entrés en studio et nous avons enregistré l’intégralité de l’album, en live, au total seize chansons en trois jours. Nous n’avons fait que quelques prises pour chacun des titres et nous avons souvent gardé la première d’entre elles.

Comment avez-vous choisi les titres présents sur l’album ?

Dans la sélection des morceaux, nous avons vraiment essayé, Ben et moi, d’éviter la facilité. Ca n’a pas été trop dur car nous aimons tous les deux fouiller dans les bacs pour y trouver des trésors cachés. Nous avons enregistré avec une console analogique et nous avons volontairement gardé le son brut de décoffrage de la pièce où nous avons joué. J’ai ensuite décidé d’enregistrer deux duos, l’un avec Laura Mvula, l’autre avec Gregory Porter, deux artistes que j’avais découverts dans le cadre de mon émission radio et dont j’avais été le premier à diffuser la musique. Voilà, mon « Interlude », c’est ça : un disque enregistré pour rendre hommage à ces jeunes musiciens hallucinants, bien que mal connus, de la scène jazz britannique et à ces trésors cachés de la musique pour lesquels nous nourrissons, eux et moi, la même passion. Il s’agit d’une véritable collaboration.

Un dernier mot pour définir ou expliquer l’album ?
Je me suis rendu compte que lorsqu’on tombe sur les bonnes personnes et le bon studio, on peut se lancer et enregistrer ce genre de disques comme ils sont censés l’être : avec une spontanéité totale et avec énormément de plaisir. Nous voulions enregistrer un disque comme on le faisait autrefois. Et je pense que c’est ce qu’on a fait.

Articles tendances

Newsletter

Vos informations ne seront jamais cédées à des tiers !