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A-WA entre tradition et rétro-futurisme

Retour sur le concert lyonnais du groupe phénomène A-WA, qui s’est déroulé le 13 juin dernier au Club Transbo.

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A-WA entre tradition et rétro-futurisme
Crédit photo : Ana Szmit

A-WA a donné son troisième concert à Lyon, sublime, émouvant et toujours plus rempli d’un public de tous horizons. Heureusement que le journalisme français n’est qu’opinion, car cet article sur le concert d’A-WA au Club Transbo ne sera qu’éloge, dénué de toute objectivité et gavé d’admiration.

A-WA, un groupe de 3 soeurs israéliennes à la musique multifacette. Difficile à catégoriser, c’est sûrement ça qui plaît autant chez A-WA, et qui explique un tel succès. Entre chant-danse yéménite, folk’n’beat, hip-hop et électro.

Le groupe Bab L’Bluz en première partie était parfait pour commencer la soirée, et mérite vraiment d’être recherché sur les internets : beau talent en vu.

Le titre Habib Galbi de mai 2016 a fait le tour du monde instantanément, déclenchant im-mé-dia-te-ment buzz et approbation de tous (pour ainsi dire), et Lyon a connu A-WA aussitôt, pendant les Nuits Sonores. Le festival s’était montré très réactif au message. Le premier album est désormais un classique bien établi : près de la moitié du set lui y est consacré.

Très peu d’années après, revoilà Haim, Tair et Tagel, 3 bourgeons qui ont éclos, toujours accompagnées de leurs musiciens, qu’il serait criminel d’oublier tant leur place (et talent) est aussi importante que celle des soeurs, qui ne quittent jamais leurs djellabas aux couleurs kitsch assorties.

Le plaisir vient aussi de la grande part musicale laissée aux musiciens, ce qui donne de l’air frais dans cette époque où pour faire des économies, on lésine souvent sur les musiciens, ce qui donne souvent des scènes duo DJ-ARTISTE. Un peu chiant tantôt, il faut se le dire.

Côté paroles, la richesse est celle du quotidien qui nous touche. Une richesse narrative pudique et tout à la fois décomplexée. Une synthèse entre historiettes de vie, anecdotes sur la famille, les croyances et textes plus engagés. Toujours couvert de youyous. La musique d’A-WA s’écoute sans occasion particulière, c’est la mélodie de tous les jours et d’aujourd’hui, en 2019.

Est-ce parce qu’A-WA sonne différemment à nos oreilles d’européens, parce que que la cithare électronique c’est trop bien, ou parce que chaque album est une perle en soi qu’A-WA plaît à ce point ? Le mystère de cette magie se planque dans un équilibre de type génie, que ces 3 soeurs et leurs musiciens ont construit.

Les morceaux solo réalisés par le passé était beaux mais la recette à 3 reste la meilleure. A-WA remet le couvert cette année, à la même sauce, avec une tournée lancée une semaine après la sortie du nouvel album, Bayti Fi Rasi. Le morceau éponyme est aussi un futur classique.

Le morceau Hana Mash Hu Al Yaman, engagé, montre que le niveau est plus haut : le groupe ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Un nouveau projet, une nouvelle tournée, toujours abouti, affirmé, festif.

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