Scène française
Bertrand Cantat retrouve sa voix au Zénith de Paris
Détroit s'offre une tribune d'opposition au Zénith
Après le concert surprise de la Maroquinerie mardi dernier, Bertrand Cantat et sa bande étaient au Zénith de Paris le lendemain pour un show marqué par de nombreuses prises de position, relayés sur YouTube et les réseaux sociaux.

Les cordes des guitares vibrent, et pour Cantat, la coupe est pleine et il déborde en jouant sur la corde sensible. Il joue, des mots, des maux, des actualités, sans doute grisé, il joue aussi avec le feu. Droit dans le Soleil, ça brûle, surtout dans un Zénith. On n’était pas loin du « Grand Incendie » peu après l’évocation du « Discours de la servitude volontaire » de La Boétie.
Après ces mois de tournée, tous ces applaudissements, on dirait que Sa Majesté, Bertrand Cantat, a besoin d’un peu de repos. Même si les cordes vocales résonnent, raisonnent-elles vraiment ?
Dénoncer un extrême est une chose « FN, souffrance, qu’on est bien en France« . Mieux vaut prévenir que guérir, certes, la bête blonde qui monte est plus qu’inquiétante, et la portée, pas seulement musicale, des Voix des (nombreux) artistes vraiment engagés (Renaud, Raphael Haroche…) peut compter pour celles qui finiront dans l’urne. Les voix des oreilles et des cerveaux qui traînent dans les auditoires.
La Voix de Damien Saez, déchu lui aussi de ses droits civiques (fallait pas déserter l’armée..) avait été entendue et écoutée par la jeunesse, entre les deux Tours de 2002. Quelques mois après l’effondrement de celles du World Trade Center, le 11 Septembre 2001, date de la sortie de l’ultime album de Noir Désir « Des Visages, des Figures ».
A l’époque, Saez avait écrit en urgence Fils de France, (certes en autopompant « Menacés mais libres » et en plagiant P.O.D et son Youth of the nation). Mais l’intention était là, et ce morceau est devenu presque un hymne pour la jeunesse lors des manifestations contre Jean-Marie Le Pen. Mieux vaut, certes, cette fois, tenter d’agir Avant. Mais les divagations desservent sans doute la juste cause, et les débordements sont presque inévitables avec ce type de propos. Comme aller toucher au point Godwin à cause d’un article de presse de Mme Kempf de la Provence pendant l’été. Ca peut faire de La Pen.

Parce que nous sommes tous un peu de Detroit, il suffit parfois juste de reprendre les Stooges et « Gimme Danger », plutôt que de mettre le feu aux poudres de l’incontrôlable. Parce que ça aussi, c’est dangereux.
Sans parler de légitimité, au-delà d’une voix dans l’urne, sa parole répandue est également un outil. Ses mots résonnent dans les oreilles et les cerveaux des spectateurs. Il fait réfléchir, il questionne, il interroge, aide à ne pas être soi-même ce que l’on dénonce, dans cet Univers sale. Mais à imaginer ou à choisir, à « la grenade explosive dans le col d’un banquier », je préfère le « pistolet à bouchon » de « l’Iditenté » des Têtes Raides pour partir au Front.
La route est encore longue, sans doute que « Le Vent nous portera », mais il faut rester vigilant et prendre gare à ne pas se tromper de Voie.
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