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Scène française

Interview Cali

Cali en interview

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Interview Cali 5

Jamais deux sans trois. Cali est revenu sur la scène de Musilac, cinq ans après avoir été le parrain du festival. Avec l’envie du jeune loup qui livre ses premiers concerts, il s’est confié, toujours sans langue de bois et avec le sourire !

C’est la troisième fois que vous vous produisez ici. C’est un festival particulier pour vous ?
Je lui porte en effet une attention particulière car même lorsque j’étais complètement inconnu, les organisateurs avaient fait le pari de me programmer. Lorsque l’on est arrivé, il y avait Peter Gabriel qui jouait. Le lendemain, on a joué avec -M- et Sanseverino. Pour nous, c’était la grande scène. Aujourd’hui, Musilac nous refait confiance et c’est un honneur.

Le slam de votre dernière venue, vous vous en souvenez ?
Je n’ai vraiment pas voulu faire le malin, ce n’était pas prévu ! J’ai simplement voulu me frotter au public devant mais ça c’est tellement bien passé que j’ai atterri sur la scène en face ! J’ai fait un allez-retour. Matthias Malzieu, de Dionysos, râlait parce que j’étais inscrit sur un top ten des slams aux États-Unis !

Vous êtes un des rares artistes depuis que le festival a commencé à évoquer votre bonheur d’être aussi spectateur des autres…
C’est un vrai cadeau que de pouvoir voir autant d’artistes. C’est un rêve éveillé et lorsque cela va s’arrêter, ce sera le moment pour moi d’arrêter aussi. De les croiser, de pouvoir discuter avec eux, c’est un vrai privilège. J’ai une chance incroyable.

Que pensez-vous de la nouvelle génération ?
Ce qui m’impressionne, c’est leur facilité à gérer les médias. Moi, à leur âge, j’étais un petit con. Je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais eu à faire face à toutes ces sollicitations à ce degré de maturité.

Quel regard portez-vous sur votre carrière depuis le prix constantin ?
C’est allé vite, tellement vite. J’ai l’impression d’avoir eu plusieurs vies. Il y a eu un avant et un après mon premier album. Avant, je faisais les bal de village. Depuis, je suis rentré dans un tourbillon et je ne suis pas encore redescendu. Aujourd’hui, je suis ami avec mon groupe préféré, les Waterboys. Je n’aurais jamais pu l’imaginer avant.

Vous avez intitulé votre album « La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur ». Pourquoi ?
Ce que j’aime, quand je suis en studio, c’est quand un titre me tombe dessus. Et là c’est ce qui s’est passé. A six heures du matin, un ami pêcheur, qui pêchait à 2800 mètres d’altitude, m’envoie un texto. Il me dit : « La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur » Je lui ai répondu qu’il venait de trouver le titre de mon album. C’est un titre qui résume bien mes chansons.

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