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Scène française

OURS El

Découvrez El, le nouvel album de Ours

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OURS El 5

Son premier album s’appelait « MI ». Le second prend pour nom « EL. Les deux accolés forment le mot « MIEL ». C’est comme ça que Ours imagine une chanson : « Sucrée et qui apaise ».

Ils ont été quelques-uns à bourdonner de plaisir à l’écoute du Cafard des fanfares et autres douceurs, avec lesquelles Ours a tourné presque deux ans, bloquant son compteur à pas moins de 170 concerts. et puisqu’on est entre nous, savez-vous qu’Elton John n’a rien trouvé de mieux que d’offrir en cadeau de Noël à ses amis le premier disque d’Ours ! Un truc de fou, non ? C’est le manager du fantasque artiste anglo-saxon qui a vendu la mèche. Car il voulait à tout prix qu’Ours sorte aussi son disque en anglais. Bon, au bout du compte, ça ne s’est pas fait. Mais Ours et Todd sont restés bons amis. Et quand Todd est devenu le manager de Lilly Allen, il a pensé à son jeune pote français pour un duo. Voilà comment Lily Allen et Ours se sont retrouvés dans les charts avec 22 !

Tout ça pour dire que notre Ours a continué à butiner la vie. C’est bon pour l’inspiration. Et quand il s’est remis à écrire, il a commencé par des musiques pour des pièces de théâtre avec son fidèle complice Lieutenant Nicholson. Puis, seul à la guitare, il est passé à de nouvelles chansons, avant que le camarade Nicholson n’entre là-aussi dans la danse pour apporter son regard et son énergie. Vingt-cinq titres sont ainsi sortis du chapeau.

Des histoires de garçons et de filles bien sûr. Mais avec la patte de l’ours… C’est-à-dire avec ce plaisir de jouer avec la langue. « J’adore emboîter les mots. J’aime trouver une manière un peu folle de raconter… » Cela peut être une expression un peu curieuse, voire désuète, qui le titille De guingois. Ou bien juste un mot. Comme Silex, où deux personnes s’effleurent pour une étincelle amoureuse qui prendra, ou pas…

Chez Ours, il y a de la légèreté, si bien que ça se passe parfois dans les airs Balancer. Et des douceurs. Car, comme le raconte Une autre, Ours a la mémoire des doux plaisirs. Il peut vous faire saliver avec juste trente secondes d’une Chanson aux pommes. Et vous faire fondre sur une fille en jean. Car « si les robes ont eut droit aux hymnes, le jean aura sa comptine... ». Mais aussi poser un regard vif et pointu sur son prochain, porté par une rythmique sautillante Qui est qui ?. Cela n’empêche pas quelques bulles de mélancolie, mais elles éclatent vite, piquées par les sourires lunaires de l’artiste.

Une fois les titres en boîte, Ours s’est dit qu’il manquait un truc. Comme les fraises servies sans chantilly, il fallait peut-être habiller un peu plus ses chansons. Oh, il ne souhaitait pas tout reprendre, mais surprendre. Allez, un coup de fil à un pote, un couturier des sons, Renaud Letang (Feist, Manu Chao, Micky Green, Jane Birkin, Mathieu Boogaert…). Ils s’isolent dans le studio-labo du réalisateur-arrangeur et jouent à glisser des boucles, des guitares nylons et électriques, des claviers et des shakers. « Je n’ai pas été déçu du voyage« , sourit Ours.

Les chansons ont pris du grain et du gras, tout en restant dans l’épure. Elles ont gagné en percussions et en élasticité, sans rien perdre de leur fraîcheur. Paroles et musiques se sont simplement retrouvées à courir plus vite, main dans la main.

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